jeudi 13 février 2014

Communication de service

Chers lecteurs,

Vous vous dites certainement : "Mais qu'est-ce qu'ils font ? Plus d'une semaine sans article, il y a du laisser-aller ! Bande de clettes ! Même pas fichus d'écrire un article de temps en temps ! A moins qu'ils soient morts... ?"

Moi aussi je suis toujours vivant !
Et voilà ma meilleure amie Hectorine.
Et nous vous répondons : "Tout va bien ! Nous ne sommes pas morts ! Nous avons juste beaucoup d'activités !"

Laetitia a commencé à donner cours et a beaucoup de préparations à faire, en plus de refaire entièrement le prototype de son jeu qui a été retenu pour un concours. Thomas continue son doctorat tranquillement. On a aussi fait plusieurs activités ces derniers temps, qui feront l'objet de différents articles plus ou moins bientôt.

Cet article est donc là pour vous dire que plutôt que se tenir à deux articles par semaine comme nous le souhaitions dans notre article de bonnes résolutions, nous ne pourrons en garantir qu'un à 95%. Le deuxième, c'est si on en a un de prêt.

Actuellement, trois ou quatre articles sont terminés ou en cours de rédaction MAIS en manque d'images. Il faudra donc qu'on trouve un peu de temps pour réaliser des illustrations et prendre quelques photos.

Nous vous remercions de votre fidélité et de votre attention.

jeudi 6 février 2014

Une rencontre : Romain et Alice

Lorsqu’on crée un blog de voyage innocemment dans le but premier d’informer les familles et amis, on ne se rend pas nécessairement compte que ça peut aller plus loin que ça. Après quelques échanges de liens et un probable référencement sur Internet, on commence à correspondre avec d’autres voyageurs, blogueurs ou (futurs) expatriés. Ainsi se fit notre rencontre avec Romain et Alice.

Les deux Français susmentionnés, originaires de la région toulousaine, ont suivi nos traces de près. Voyez donc comme nous sommes exemplaires ! En fait, pour tout vous avouer, il s’agit simplement d’une bonne coïncidence. Dans leur cas, c’est Alice qui a trouvé un post-doc non pas à Christchurch, mais à Dunedin, quelques centaines de kilomètres plus au sud. Pour trois ans aussi. Très similaire, n’est-ce pas ? Tellement que c’en était presque louche. Après avoir échangé quelques e-mails et répondu à leurs questions, nous avons donc rencontré les deux intéressés pour en avoir le cœur net.


Dans votre premier e-mail, vous disiez que vous traversiez les étapes de préparation de l’expatriation décrites sur notre blog. Notre expérience vous a-t-elle été utile pour traverser cette période avant le départ ?

Pffiou, c’est déjà vieux tout ça ! Alors avant notre départ, je dirais plutôt non puisqu’on a découvert votre blog assez tardivement. On avait déjà nos visas, nos billets, le transport de nos bagages,… Mais après, ça nous a permis de savoir un peu à quoi s’attendre en arrivant.

Pouvez-vous expliquer, dans votre expérience globale, deux choses similaires à ce qu’on a rapporté sur notre blog et deux choses très différentes ?

En choses similaires, surtout les premiers articles de votre blog : l’adieu aux copains et à la famille, le déménagement, la préparation des bagages, les premiers achats au supermarché et aussi le côté inquisiteur/gestapo de la moindre démarche où il faut fournir des milliers de documents.
Pour les choses différentes, je dirais la recherche d’appart’. On s’attendait au pire en ayant lu votre galère et finalement, à Dunedin, on a eu énormément de choix (mais on est arrivés pile à la bonne période) et on a pu visiter plein d’appartements tranquillement. Le plus dur à été d’en trouver un qui nous plaise.
Il y a les problèmes d’ouverture de compte bancaire qu’on n’a pas rencontrés non plus. Bon du coup, après la lecture de votre article, on savait qu’il fallait qu’on se blinde niveau justificatif de domicile, mais on a pu faire faire une attestation par l’hôtel où on a logé la première semaine et ça nous a tout ouvert. On a voulu utiliser votre astuce de se faire faire une carte de bibliothèque avec une carte de fidélité de magasin et l’utiliser ensuite comme justificatif « plus officiel » mais ça n’a pas fonctionné.

Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées lors de votre expatriation et/ou installation sur place ?

Trouver un logement ! Même si c’était facile d’en visiter plein, en trouver un vivable avec des normes d’Européens était très dur (et bon, on a finalement fait des compromis). Après, il y avait surtout le problème qu’on ne connaissait personne, on ne savait pas dans quel magasin acheter quoi, on n’avait personne qui pouvait nous emmener quelque part pour acheter des meubles / une voiture / visiter un appart’, on n’avait aucune info concrète.
Oh et il a fait froid et moche aussi, c’est dur pour le moral.


Un souper partagé, un délicieux gâteau à la coco, quelques parties de jeux de société, des suggestions de films à voir et de bons moments passés ensemble plus tard, les voilà qui s’en vont, non sans nous inviter à passer à notre tour quelques nuits chez eux. Rien à signaler, mon colonel. Des êtres humains tout à fait normaux (selon nos standards) et sympathiques qui nous verront un jour frapper à leur porte. Merci à vous !



dimanche 2 février 2014

Christchurch, ou « l'Eglise du Christ »

Les vieilles églises multicentenaires aux traits gothiques font partie intégrante de notre bien aimé paysage européen. Nous rions donc bien lorsque, en ces terres colonisées, les locaux nous présentent comme « vieux » un bâtiment qui a tout au plus 200 ans.

Ma première idée pour cet article était de vous montrer quelques églises qu’on peut voir à Christchurch afin de mettre en évidence la différence entre l’architecture habituelle connue chez nous pour ce type de bâtiment et les constructions d’ici que nous serions tentés de qualifier d’ « informelles ».  On en trouve de toutes les formes et de toutes les couleurs ! Souvent, seule la présence d’une croix sur le bâtiment ou d’un panneau mentionnant Jésus permet d’identifier le bâtiment. Vous pouvez constater que je n’ai pas abandonné cette idée et que je la complète même pour en faire un article un rien plus intéressant.

Un beau matin du 16e siècle, un certain Henri-huitième-du-nom s’est levé avec, en tête, l’idée soudaine et incongrue de se soustraire à l’autorité papale. Ce qu’il fit, créant ainsi une faille spatio-temporelle nommée anglicanisme dans la logique ecclésiale chrétienne. Non contente des dégâts déjà causés, cette abomination s’est bien évidemment répandue sur les terres colonisées par ce peuple hérétique. Dont la Nouvelle-Zélande.

La plupart des communautés religieuses présentes ici sont donc anglicanes. Une autre religion dominante est le rugbisme. Les autres sont généralement presbytériennes, baptistes ou évangéliques, parfois flanquées d’un adjectif tel que « Coréenne » mais je ne m’avancerai pas à tenter de vous expliquer les nuances.

Bien loin de Rome et de ses bâtiments démesurés ornés d’or, l’esprit chrétien est ici bien plus proche des valeurs véhiculées par Celui qui en est à l’origine et on le ressent dans le mode de vie des Kiwis : par exemple, les magasins de seconde main liés à une organisation de charité fonctionnent bien et les inconnus croisés dans la rue se montrent très amicaux et toujours prêts à aider. Ils semblent aussi être beaucoup plus fervents que nous dans l’observation des rituels liés à la foi.

Concernant les églises, il s’agit avant tout d’un lieu communautaire de partage, surtout lorsqu’il s’agit de compétence. Ainsi, des groupes de danse, de couture, de théâtre, des garage sales et de nombreuses autres activités ont lieu dans les locaux de l’église, qui ne se limite donc pas à une salle pour l’office.
Nous pouvons même dire que l'esprit de communauté est globalement très présent ici : les gens sont très solidaires, ouverts à la discussion avec des inconnus dans la rue et prêts à rendre service. Assez différent de l'individualisme qui sévit chez nous.

C’est ainsi que pour quelques dollars par séance, histoire de rembourser les tissus et l’électricité utilisés, je participe à un groupe de couture organisé par le comité qui gère une église. Quelques dames « de référence » sont là pour nous guider, nous proposer des projets et suivre notre évolution alors que chacun apprend à son rythme à manier la machine à coudre et la surfileuse pendant que, dans l’autre salle, des artistes font face à la complexité des patchworks. Voici ma première réalisation : un sac de plage que j’utilise pour faire mes courses.


Christchurch est donc une ville qui porte bien son nom, avec plusieurs dizaines d’églises plus ou moins endommagées dédiées à une forme de christianisme.

Ci-dessous, l'église Ste Thérèse, en hommage à ma tante. Je ne me souviens plus du nom des autres et n'ai pas envie de faire de recherches.




Un sac fait main, un peu imparfait mais très fonctionnel !