dimanche 15 septembre 2013

Premiers pas au pays des kiwis

L'aéroport de Christchurch vu de l'extérieur.
Vendredi 6 septembre matin,  9h heure locale – soit 23h en Belgique – nous atterrissons plus délicatement qu’avec Ryanair malgré la taille de l’avion. Dans le hall d’arrivée, plusieurs poubelles nous indiquent d’y déposer les comestibles ou de les déclarer sous peine d’une amende. De quoi dissuader !

Thomas se fait fouiller par un chien qui a probablement senti des traces de nourriture qui était passée par son sac. La douanière lui a donc logiquement demandé : « Do you have breed in your bag? » - Gniiiiih ? « Do you carry any breed ? » - Oh, Aaaaaah! Bread ! No, no breed, euh, bread…

Les douaniers ne correspondent pas du tout à l’image qu’on s’en était fait : très cordiaux et prêts à aider. Après avoir vérifié notre carte de déclaration et la propreté de nos chaussures, on nous pose quelques questions supplémentaires avant de passer nos bagages au scanner. Aucun problème, on peut passer avec un « Bon séjour ! » en prime. Sauvés ! Nous voici donc officiellement en Nouvelle-Zélande !

Mon chéri, fais comme si t'allais sortir de la zone de sécurit... OH ! Des lagénorhynques obscurs !!!

La tête de déterré de Thomas après plus de 30h de déplacement. La mienne était similaire, heureusement pas de photo pour le prouver.


Non, Thomas ne conduit pas,
il est bien sur le siège passager.
Nous trouvons alors une dame taxi très sympathique pour nous accueillir avec une pancarte à nos noms et nous amener chez nos hôtes. « number tin, it’s here ». Oui, on était bien devant le numéro 10. Conclusion : i = è

Stephanie nous accueille à son tour avec un grand sourire et nous fait visiter la maison. On passe sur Internet où on trouve quelques insomniaques belges qui attendent de nos nouvelles. On prend une douche histoire de se rafraîchir et se réveiller… Car même à 11h du matin, interdit de dormir, pour mieux s’adapter au nouvel horaire. Cela ne nous a pourtant pas empêchés de se réveiller vers 4-5h du matin… et nous lever à 15h ce samedi. Bref, nous digressons à nouveau !
Nous faisons un tour des commerces de proximité puis Thomas visite le supermarché pendant que je l’attends avec, en main, les quelques trucs que nous avons déjà achetés, dont des carottes surdimensionnées. Notons qu'à AUCUN MOMENT je n’ai vu quelqu’un avec une cigarette en main !

En rentrant, Steph nous a appris que les carottes étaient censées avoir une taille normale et que le douanier et la vendeuse ne souhaitaient pas entamer de discussion en demandant « How are you ? », ils voulaient juste dire bonjour. Et elle nous a mis en garde : si quelqu’un nous invite pour un « tea », ça peut être pour boire un thé chez eux, mais aussi pour diner ou souper…

On se jette dans le lit le soir, dans une chambre très froide : le double vitrage est assez rare par ici. « Ben allume le chauffage », me répond Gab. Ah oui, il faut préciser aussi qu’ils ne connaissent pas le chauffage central…

Et puis, voici deux photos de notre chambre décorée.

Vous êtes près de nous chaque jour grâce à vos petits
mots attentionnés que nous avons affichés au mur.

Le drapeau belge des collègues de Thomas 
nous rappelle d'où on vient.
Je parle d'une certaine Steph, mais qui est donc cette Stephanie ??

Nous vivons actuellement et pour quelques mois en "colocation" avec un couple de Canadiens qui se sont installés à ChCh en janvier 2013 avec leurs deux petites filles. Ils sont donc passés par les presque mêmes étapes que nous et peuvent d'autant plus nous guider - ce qu'ils font toujours avec le sourire ! Et en bonus, ils apprécient assez bien (oooh le belgicisme) les jeux de société : on occupe donc parfois ainsi nos soirées. Parlons aussi de Jonas (prononciation anglophone proche de "Yownès"*) qui nous vient d'Italie, partage aussi la maison et fait de très bons gâteaux. Vraiment, on n'aurait pas pu trouver mieux pour commencer à s'installer ici et ça a en plus un petit côté communautaire qui nous rappelle les années Kot & Jeux.

*En réalité,  Jonas a des origines allemandes, et son prénom se prononce Yonaass. Mais Jonas préfère qu'on l'appelle Djownass, à l'anglaise. Sauf que Stephanie a un autre ami qui s'appelle Jonas, et elle prononce son prénom à la germanique pour l'effet de style. Elle aurait fait pareil avec notre Jonas si celui-ci n'avait apporté aucune précision quant à la prononciation de son prénom. Cependant, par pur esprit de contradiction, elle l'appelle Yonaass, ce qui nous donne, avec l'accent canadien, ce fameux Yownès. Fascinating, isn't-it?