dimanche 12 janvier 2014

Nos formidables fêtes de fin d'années

On l'a eue notre bûche de Noël!
En plein été, à plus de 18.000 km de nos familles, difficile de totalement s’immerger dans l’ambiance des fêtes de fin d’années. Les maigres décorations de Noël fleurissant çà et là ne font qu’accroître l’impression d’irréalité qui s’est emparée de nous dans les premières semaines de décembre.

Heureusement pour nous, nous ne sommes pas seuls face à cette situation perturbante. Nos amis des continents européen et nord-américain éprouvent un sentiment similaire, aussi pouvons-nous nous rassurer en passant quelques heures en leur compagnie et en évoquant les traditions de nos pays respectifs.

Nos anciens colocataires ont ainsi partagé avec nous une dinde de Noël et des anecdotes sur l’hiver canadien, tandis que nous leur faisions découvrir une bûche bien belge au moka. Quand on ne peut pas profiter de celle de Mamy, il faut bien la faire soi-même ! Pour l'anecdote et contre toute attente, la petite de deux ans a terminé sa part, ce qui a engendré un comportement assez "caféiné" tout au long de la soirée. 

Marta, cette fameuse Hongroise dont on vous parle tant, dans sa grande empathie, a voulu nous sauver du sentiment d’éloignement qui gagne la plupart des expatriés pendant cette période, en nous invitant chez elle pour un barbecue de Noël aux brochettes bien cuites. Ledit barbecue fut certes quelque peu perturbé par une pluie abondante, mais c’est la preuve que la Belgique voulait elle aussi nous faire un cadeau de Noël en nous offrant un peu de son temps. Une semaine plus tard, notre amie nous a fait manger un plat hongrois à base de lentilles pour devenir beaux et riches en 2014.


Ces quidams sont réellement
émerveillés par le feu d'artifice.
Pour une raison de fuseaux horaires, la Nouvelle-Zélande  est un des premiers pays à rentrer dans la nouvelle année, caractéristique qu'elle partage chaque année avec une série d’îles du Pacifique. Les réjouissances du Nouvel An ont été fêtées chez nous en un petit comité composé, outre nous deux, de Marta et d’un ami kiwo-néerlandais. Nous ne voulions pas manquer le feu d’artifice tiré depuis le Hagley Park, beaucoup plus proche de chez nous depuis notre déménagement. Sur place, l’ambiance est non-fumeuse et non-alcoolique, puisque les autorités christchurchiennes l’ont décidé (Condition of entry : this is an alcohol and smokefree event); apparemment ce genre d’interdiction lors des grands évènements est chose courante dans ce pays. Des agents de sécurité vérifient rapidement les sacs, sur une simple table facile à éviter, avant de nous laisser entrer dans la zone festive où un concert fait patienter les passagers à destination de l'année suivante. Le fameux compte à rebours est lancé, et à minuit pile, les fusées sont lancées, un début sympa, qui laisse présager une suite bien sympathique. Ah non, ce n’était pas le début, c’était tout le feu d’artifice. Trois minutes exactement. J'étais à peine en train de faire joujou avec mon appareil photo, voulant immortaliser quelques explosions avant de profiter du spectacle. Sauf que du coup, je n'ai pas eu le temps de voir grand chose. Et les applaudissements fusent, les spectateurs semblent ravis. Bon, de toute évidence, la Nouvelle-Zélande n’est pas le pays du feu d’artifice.

Bonne année quand même hein !