vendredi 1 novembre 2013

L'emménagement

La veille de notre emménagement, nous recevons les clés. Un petit tour de la maison s’impose, elle semble bien, mais la femme d’avant a laissé les poubelles pleines et dégueulasses. On passe la soirée à faire des cartons et déjà en charger le plus possible dans la voiture. Qu’est-ce qu’on peut en acheter, des choses, en deux mois !

Notre petite cabane dans la jungle. Ah non, c'est le
garage en fait. Après avoir enlevé tous les déchets.
Le jour J arrive : Marti, une amie hongroise du club de jeux de société arrive plus tôt que prévu pour nous aider très efficacement et faire un premier trajet. Après ça, il reste des plus gros meubles qui doivent être transportés avec la grande voiture de nos colocs. Nous arrivons en même temps que notre frigo pendant que le propriétaire repeint la cuisine. Plus que trois livraisons : la machine à laver à midi, le séchoir et le lit dans l’après-midi.

Petite expédition dans les chambres. La plus grande sera la nôtre ! On constate que les murs sont sales et que le tapis est arraché à certains endroits. A notre demande et après s’être assuré qu’on ne demanderait pas une réduction de loyer parce qu’il est en train de peindre le jour de notre emménagement alors qu’il aurait dû avoir fini avant, le propriétaire remet une couche de bleu par-dessus le papier peint peint.

La salle de bain parait correcte à première vue, mais une inspection plus minutieuse laisse voir des coins et bas de meubles très poussiéreux ainsi que de nombreux fils de poussière au-dessus de la douche. Dans la pièce voisine, le tapis de sol des toilettes semble n’avoir jamais été retiré et nettoyé, n’imaginons pas le nombre de personnes qui ont dû pisser dessus par inadvertance ou barakisme. Les murs de cette pièce sont jonchés de multiples taches. Il manque la barre du distributeur de papier toilette qui, au passage, est très poussiéreux aussi. Globalement, après un premier tour dans la maison, on constate que c'était vraiment une bonne idée d'acheter plusieurs allonges multi-prises.

Le chauffe-eau, grand cru de 1970.
La cuisine nous étant inaccessible, nous commençons par passer un coup dans le salon. La première chose que nous remarquons est la présence de nombreux fils de poussière au plafond et sur les murs. L’aspirateur 1400W nous aide à nous débarrasser des plus visibles, mais il s’avère insuffisant pour éliminer les poils de chien de la moquette. On en retrouvera plus tard sur nos sacs, vêtements et chaises. Et ne parlons surtout pas des acariens ! On retire aussi tous les rideaux gris et tentures collantes pour les laver… « à la main », n’est-ce pas ? « à l’eau froide », n’est-ce pas ? Haha, laissez-moi rire…

On quitte un moment, entre deux livraisons, pour aller faire des grosses courses, sans prendre ce qui devrait aller au frigo ou au congélateur. On achète aussi et évidemment quelques variétés de produits d’entretien qui nous seront plus utiles que prévu initialement.

On revient en soirée chez Steph et Marshall, qui acceptent gentiment qu’on mange encore chez eux, puis nous faisons un dernier trajet avec les plus gros meubles après nous être reposés un peu. Il restera deux bureaux à transférer un autre jour. On en profite pour aller chercher notre table et notre fauteuil (hyper confortable, et fourni avec du tissu pour recouvrir les coussins en mauvais état !) chez les gens qui nous les vendent.

Le salon dans l'état où nous l'avons laissé le soir.
Finalement, lorsque la cuisine est libérée, nous nettoyons un carré de sol pour y placer le frigo et pouvoir le brancher. Au moins une chose de faite dès le premier jour… Il n’a pas encore été lavé mais ce n’est pas grave, on veille à bien fermer les sachets dans lesquels se trouve la nourriture.

Le lit a été placé dans l’autre chambre en attendant que la peinture sèche, on le transférera
dans la nôtre après l’avoir entièrement nettoyée. Dernière pensée de la journée : « Demain, je passerai un coup de lavette dans les armoires de la cuisine, nettoierai le four, le sol, peut-être le frigo, et quand Thomas sera rentré, la table sera à sa place ! » C’est beau, l’optimisme…