mercredi 2 octobre 2013

Expédition vers la Styx Mill Conservation Reserve

Vendredi 27 Septembre 2013

Le quatrième weekend depuis que nous sommes arrivés à Christchurch est arrivé (hé oui, déjà ! Euh, oui, il y a eu un troisième aussi, les articles suivront, ne vous inquiétez pas). Il est grand temps d’aller explorer un peu plus loin, en tout cas dans d’autres directions que l’axe Maison-Centre Commercial-Université-Parc.


Plan de la région esquissé par notre cartographe.
En examinant le très complet plan de la ville punaisé dans la cuisine – une activité assez régulière qui nous permet à la longue de mieux nous repérer dans la ville et de dénicher les coins potentiellement intéressants – nous avons remarqué qu’il y avait une petite réserve naturelle qui semble nous offrir un bout de nature néozélandaise, à peine quelques kilomètres plus au nord.

Les préparatifs de ce voyage se font minutieusement : après avoir planifié notre itinéraire et vérifié la météo (réflexe plutôt inutile dans cette région, le temps étant trop imprévisible), nous empaquetons vivres et protections adaptées aux circonstances (lunettes de soleil et parapluie, imprévisible, je vous dis !). Toute l'équipe de deux se plie en quatre pour faire de cette virée une réussite. Il ne reste qu'un détail à régler : une bonne nuit de sommeil, et nous serons enfin parés pour l’aventure!


Samedi  28 Septembre 2013

Jusqu’ici, notre expédition se déroule selon les plans. Le trajet s’est effectué sans incident majeur, la réserve est vraiment très proche de notre campement. Dire qu’en seulement une quinzaine de minutes, nous atteignons la pleine campagne ! 

Vue depuis le Contemplation Point.
Il y a quelque temps déjà que nous avons pénétré dans le domaine protégé, en laissant nos vélos d’explorateurs à l’entrée.  Nous avons pu nous émerveiller devant la propreté de l’endroit : c’est comme si, dans cette partie du monde, il était normal de ne pas jeter ses mégots et canettes par terre ou dans l’étang après utilisation. La nature est ici omniprésente, la faune (canards et oiseaux locaux) et la flore (des palmiers, encore des palmiers !) ont envahi le territoire. Un point de contemplation a même été prévu pour permettre aux âmes de passage de s’absorber dans une méditation en phase avec l’univers.

Nous avons rencontré quelques indigènes et avons réussi à communiquer avec l’un d’eux. Nous lui avons demandé d’immortaliser notre venue à l’aide de l’appareil photographique que nous avons emporté. Les habitants ont l’air très amicaux ; plusieurs d’entre eux nous ont même salués dans leur langue.

Les deux fiers explorateurs, heureux de leurs exploits.
Alors que j’écris ces quelques lignes, le temps se gâte. Des nuages menaçants nous font comprendre que nous ne sommes plus les bienvenus en ces terres. Il est temps de rentrer, avant que la colère des éléments ne s’abatte sur nous.

Pukeko
(Porphyrio porphyrio melanotus)
La taille de certains arbres est assez impressionnante.


 Dimanche 29 Septembre 2013

Quelle joie, nous sommes vivants, nous avons survécu à la tempête ! Non sans avoir essuyé des bourrasques de vents d’une telle violence que nous avons dû pousser à bout nos moyens de locomotion. Le retour s’est ainsi révélé bien plus long et périlleux que l’aller. Heureusement, il n’y a pas eu de pluie ni d’orage, et tous les membres de l’équipage sont désormais sains et saufs, prêts à entamer une journée dédiée au repos. Les sensations fortes attendront bien la semaine prochaine.

Post Scriptum : Plus de reprographies de l'expédition via le lien ci-dessous.

Ce pont mène vers les illustrations du voyage.