mercredi 31 décembre 2014

Road trip sur l’île Nord : Partie 3, la fin du périple

Eh oui, nous sommes le premier janvier et vos bloggeurs préférés sont déjà au rendez vous, ne s'accordant aucun répit pour vous conter les récits du pays des Hobbits.

Les deux derniers jours de notre escapade îlenordique, bien que moins riche en rebondissements pierrerichardesques, nous a quand même donné de belles choses à voir et valaient à coup sûr le détour...


Jour 5 : Musée, burger et re-ferry (Foxton - Wellington - Picton)

A Wellington, on aime bien les trucs qui ne servent à rien.
Le cinquième jour, déjà le dernier que nous passerons sur l’île du Nord, sera dédié à la charmante capitale néozélandaise, Wellington. Faute de temps, nous n’avons pas pu découvrir toutes les merveilles que ne doit pas manquer de recéler cette ville portuaire réputée pour sa culture, sa gastronomie et son vent permanent. 

La première chose qui nous frappe en arrivant est le charme plutôt européen du centre, avec ses rues piétonnes bordées de boutiques. De quoi nous laisser tenter par une petite balade jusqu’au port. En chemin, bien que nous ne pouvons pas vraiment parler de gastronomie, nous nous laissons tenter par un Burger Fuel, qui propose une expérience burgerienne une bonne dizaine de niveau au-dessus de ce qui se fait dans nos contrées.

Le musée Te Papa, situé en bord de mer, est le plus grand du pays. Ses six étages abritent une quantité phénoménale de collections de tous les domaines : Histoire du pays, science du tremblement de terre, culture maorie, art néozélandais pour n’en citer qu’une minuscule partie. Une des « attractions » qui nous a le plus marqués est le simulateur de tremblement de terre, un morceau de maison dans lequel on ressent réalistement les secousses. On comprend sans mal l’avertissement à l’attention des personnes ayant été traumatisées suite aux tremblements de terre de Christchurch. 

Voici ce que donne un croisement entre arts Maori et moderne.

Leur collection virtuelle est très bien fournie également, notamment grâce à la possibilité de rechercher une basede données de 30.000 photos utilisables librement. Kiwi sur le pavlova, tout ceci est gratuit, bien que les dons soient encouragés et amplement mérités.

Notre temps sur l’île du Nord s’achève : notre ferry nous attends pour effectuer l’itinéraire inverse, au revoir île du Nord ! Pour ne plus faire de route à cette heure tardive, nous logeons directement à Picton.


Jour 6 : Home sweet home (Picton - Kaikoura - Christchurch)

Même avec des nuages, c'est quand même vachement beau.

Pour la dernière journée de notre Road Trip, nous optons pour une marche le long du Queen Charlotte Sound. Bandes de terre offrant une protection au port de Picton contre les tempêtes marines, l’endroit est idéal pour admirer la rencontre de l’océan et des collines. 

Les oiseaux, les seuls qui ont des maisons solides dans ce pays.
De Picton, nous mettons le cap plein sud, nous ravitaillant une ultime fois à Blenheim et nous arrêtant peu avant Kaikoura afin d’admirer les otaries vivre leur train-train dans leur colonie inaccessible aux touristes. Alors que les bébés se font allaiter par leur mère ou font trempette dans les points d’eau peu profonds, les mâles se battent agressivement en se mordant à sang. Quelques kilomètres plus loin, une jolie plage, quasi déserte à l’exception d’un pêcheur et d’une otarie en quête de tranquillité loin de l’agitation de la colonie, offre un cadre agréable pour la balade finale du voyage.

Les deux dernières heures de routes seront à nouveau un très bel exemple du caprice de la météo dans ce pays. A quelques minutes d’intervalles s’enchaînent des zones de pluie battante, suivie d’un soleil radieux avant de nous replonger dans une tempête. Ce petit manège s’arrête à l’approche de Christchurch, mais malheureusement c’est la pluie qui remporte la bataille.

Peu importe, nous sommes arrivés à la maison, il est temps de retrouver la Mougnou qui nous attendait impatiemment et de reprendre une vie à peu près normale…

Et voilà, notre route se termine ici...
Avec comme seul regret le changement de plan à Tongariro, ce voyage restera probablement gravé dans nos mémoires. Les highlights étaient nombreux : depuis la Desert Road et son austérité contrebalancée par les monts enneigés qui y trônent, jusqu’à la violence des geysers de Rotorua et au spectacle enchanteur qu’offrent les vers luisants des grottes de Waitomo, nous avons été gavés par moult merveilles de la nature. Mais n’oublions pas l’aspect culturel, car si l’histoire néozélandaise est relativement récente comparée à celle de l’Europe, elle possède néanmoins une richesse propre à côté de laquelle il serait dommage de passer. Entre le centre culturel maori et un des musées les mieux fournis qu’il m’ait été donné de voir, le voyageur intéressé y trouvera son compte.