jeudi 7 novembre 2013

Chroniques : Avancée rapide sur un nettoyage lent

Voilà pourquoi je me suis cogné la tête.
Jeudi, plus question de trainer : il nous faut une cuisine terminée ce soir ! Vous remarquerez que cette phrase a été pensée chaque jour depuis le lendemain de l’emménagement.
Première chose : les planches du frigo ! Plus question qu’elles trainent par terre, je les lave bien vite pour pouvoir organiser correctement nos maigres réserves basiques de survie dans notre ami refroidisseur. Vient le tour des « dernières » armoires de la cuisine. Les guillemets servent ici à indiquer que le temps ne me permettra de nettoyer que celles sous le plan de travail, en me cognant maintes fois la tête pour parvenir au bout de l’une d’elles, s’allongeant jusque dans un coin. Et puis, au diable le perfectionnisme, j’accepte les quelques dernières taches noires sur les plaques de cuisson et je les remets en place pour pouvoir ENFIN cuisiner quelque chose le soir !
Vider quelques caisses intitulées « cuisine » ! Enfin ! La vaisselle sera désormais à portée de main : plus besoin d’ouvrir une caisse, déballer, voir si c’est ce dont on a besoin et remballer si ce n’est pas le cas.
Tant qu’on y est, les rideaux ! Tous à la machine ! Mais pas en même temps… Conclusion : à la fin de la journée, le salon était équipé de la majorité de ses rideaux et tentures. Un peu de « privacy » pour nous !

Hé, t'es le voisin du dessus ?
C'est toi qui m'as envoyé un peigne
dans la tronche, l'autre fois ??
Vendredi, après plusieurs journées d’efficacité, l’énergie vient à manquer. Et puis, on se rend compte qu’Internet a été activé alors on traine un peu, vous connaissez, hein ? Pas de wifi par manque de configuration, mais le câble ethernet est toujours aussi efficace qu’au bon vieux temps.
Journée peu productive mais, au moins, le meuble de la salle de bain est suffisamment propre pour qu’on y entrepose nos essuies et tout ce qui se range normalement dans cette pièce.
Entre son retour et notre départ pour une soirée jeux, à vélo et sous une pluie torrentielle, Thomas règle leur compte aux armoires de la cuisine qui se tenaient hors de ma portée, de peur d’être soumises à ma maniaquerie. « Ca y est, on lave le sol puis on peut mettre la table ! » « Euh… Mon chéri… Faut nettoyer le plafond avant le sol, sinon, ça va pas le faire… »

Qui serait assez stupide pour penser
 à nettoyer derrière les tiroirs de la
salle de bain ?
Samedi, petite pause à un Garage Sales organisé par une église coréenne, mais ça, c’est une autre histoire*. Première tentative de nettoyage du plafond et abandon immédiat. Rangement de tout ce qui doit se trouver dans la cuisine. Quelques chipotages pour configurer le modem après être passés par la bibli et pendant que l’un donne des cours particuliers, l’autre se retrouve chez Steph pour, au départ, aller chercher un colis qui aurait dû être le nouvel ordinateur. Oh, mais c’est un jeu de société ! On joue ?? Et ainsi l’après-midi se finit-elle.

Dimanche, on se met un peu plus sérieusement au plafond, mais sans encore avoir la technique. Il est sale, très sale, et au moindre passage du tissu sur la surface graisseuse, une trace se forme et il faut nettoyer immédiatement le chiffon. A mon grand désespoir de parvenir un jour à obtenir une couleur plus ou moins homogène. Petit tour à l’Ecoshop pour avoir encore d’autres trucs à laver, comme si on n’avait pas déjà assez. Mais bon, ce sont des trucs pratiques et nécessaires pour la plupart. Puis on enchaine avec le Divali, mais ça, c’est une autre histoire*. Et je n’aurai pas le temps de finir ce fichu plafond.

La Sainte Table a pu enfin trouver sa place !
Lundi, quelques heures méthodiques, à passer le chiffon toujours dans le même sens, sont nécessaires pour venir à presque bout de cette couche de graisse qui s’est accumulée pendant des années sur le plafond. En cause, l’absence de hotte.  L’eau est devenue jaunâtre. Pas assez d’énergie pour m’attaquer au sol après ça. Pour le reste, la journée semble s’être fait aspirer dans un vortex spatiotemporel. Je crois que, simplement, j’avais besoin de repos.
Le soir, Thomas s’occupe du sol, installe le petit électroménager et… et… nous avons une cuisine qui ressemble à une cuisine !! On vous demandera juste de ne pas regarder à l'intérieur du four, j'ai jeté l'éponge...

* Un autre article détaillera ces activités.