mercredi 18 septembre 2013

Puisqu'on est quand même là pour bosser : The University of Canterbury


Cerisiers japonais en fleur 
sur le campus.
L’University of Canterbury (Te Whare Wānanga o Waitaha en Maori, ne nous demandez pas comment ça se prononce) est sise non loin du centre de Christchurch et enseigne des trucs d’unif à plus de 15 000 étudiants chaque année. Le campus, très fleuri et boisé, s’étend sur 75 hectares, soit la surface d’une quarantaine de terrains de cricket moyens*. Situé à environ 30 minutes à vélo de notre logement temporaire, il offre l’occasion à Thomas de garder la forme sans non plus l’épuiser à chaque trajet.


Les bâtiments dans lesquels Thomas travaille – Oui ils sont pluriels, deux très exactement, ce qui donne 2 bureaux, 2 labos, 2 boss, 2 spécialisations à maîtriser, 2 fois plus de bonheur – comprennent le département de Chimie ainsi que celui de Biologie. Tous deux sont très bien équipés, offrent toutes les machines et appareils divers dont un scientifique peut rêver, auxquels il faut ajouter quelques petits bonus bien appréciés, tels qu’un souffleur de verre sur commande ou une traçabilité totale des produits chimiques par code barre.



Vue depuis le bâtiment de chimie, avec, 
au loin, les Alpes du Sud.
Thomas va travailler sur un projet en collaboration avec Canterbury Scientific Limited (CSL), une petite entreprise de matériel médical spécialisée dans l’utilisation d’hémoglobine en tant qu’outil de diagnostic, notamment pour le diabète. Le projet, confidentiel, se focalise sur les risques de complications secondaires liés au diabète. Il fait appel à des notions de biochimie et de chimie organique, et s’insère dans un cadre de commercialisation (CSL espère quand même tirer un bénéfice en finançant ces recherches, pas cons les mecs !). Un chimiste qui a travaillé dans le pharma semble donc tomber à pic pour aider à faire avancer le travail. 



Revenons à l’université, puisque somme toute Thomas n’en est encore qu’au stade d’essayer de comprendre ce qu’il est censé faire au juste, ne précipitons pas les choses s’il vous plaît. Parlons par exemple de la bibliothèque, le bâtiment le plus haut du campus (11 étages quand même, pas mal pour une ville qui entend la terre trembler aussi souvent). Outre la quantité phénoménale de bouquins, magazines et autres imprimés qu’elle renferme, la bibliothèque propose également des services assez impressionnants aux étudiants : Thomas y a même rencontré des employées compétentes, souriantes ET serviables. 
La bibliothèque. [(c) Greg O'Beirne]


D’autres bâtiments offrent une multitude de services qu’on trouve (ou devrait trouver) dans une université de taille raisonnable : centre sportif, salles d’évènements, terrains de sport (rugby et cricket of course), cafés et cafeterias (pratiquant tous des prix prohibitifs pour de la restauration de campus), centre médical et résidences estudiantines. L’entièreté du campus étant interdit à la circulation automobile et non-fumeur, toutes ces activités peuvent se dérouler dans une harmonie totale avec la nature. Euh, ok, c’est peut-être un peu exagéré. N’empêche, elle est quand même pas mal cette unif !



* En réalité, la taille d’un terrain de cricket n’est pas définie précisément. Sa forme ainsi que sa superficie peuvent fortement fluctuer.  Notez que les dimensions d’un terrain de football sont tout aussi variables, contrairement à ce qu’on pourrait croire, le « terrain de foot » étant quasiment devenu une unité de mesure. A croire que c’est la seule chose dont tout un chacun ait une représentation spatiale correcte et précise.**


** Ce n’est pas le cas.

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