dimanche 22 septembre 2013

Faire ses courses chez les Kiwis

Nous avons été très rapidement confrontés à la réalité des supermarchés néo-zélandais. Avec deux semaines de recul, nous avons pu remarquer plein de spécificités dont on pourrait vous faire part. Certains concepts pourraient même être intéressants à transposer chez nous.

Combien de litres de lait voit-on 
sur cette photo ? 
Vous avez dix secondes, top chrono.
Une des premières chose que nous avons apprise a été à nos dépens : ici, il n'est pas possible de sortir une bouteille d'un pack de six (ou de 4 ou de 12, peu importe) pour l'acheter à l'unité. Imaginez le regard surpris de la caissière et l'air gêné de deux clients qui viennent de débarquer dans le pays et commencent déjà à se faire remarquer, face à une situation de ce genre.

Le lait faisant partie des achats de base, nous avons vite remarqué qu'ici, point de tétra-pack ni de bouteilles de lait mais bien des sortes de bidons d’une contenance de un ou deux litres – ces derniers étant évidemment plus avantageux. Mais ce conditionnement implique visiblement que la conservation du lait est réduite à quelques semaines, contre six mois chez nous. Pour accompagner ce lait, ou l’inverse, nous avons trouvé les meilleures céréales du monde : du muesli aux amandes et noix variées, le tout légèrement grillé.

Un petit tour au rayon fruits et légumes ! Les poivrons sont à 2,50$ (soit 1,8€ !) la pièce et les kiwis à 1,30$ le kilo (mais la saison se finit, ils sont en train d’augmenter…). On n’y trouve pas de courgettes, sans savoir si ça n’existe pas ici ou si ce n’est simplement pas la saison. On trouve toute une série d’aliments qui sont peu communs ou moins mis en évidence chez nous, notamment diverses racines. Tous les produits proposés proviennent de Nouvelle-Zélande, excepté quelques-uns, importés principalement des Philippines. Les consommations sont donc relativement locales.
Les petits pois font l’objet d’une répartition curieuse : on peut en trouver surgelés, en conserve, mais aussi lyophilisés !

Je prends combien de grammes 
de bretzelspour l'apéro ? Et des
 amandes aussi ?
Beaucoup de produits sont présentés en vrac et un rayon entier de ce type est consacré aux graines de toutes sortes, fruits oléagineux (appelés à tort « fruits secs ») et bonbons (chiques pour les liégeois).

Les farines et sucres sont présentés en paquets de minimum 1,5 kg. En revanche et de manière générale, les conserves sont en conditionnements plus petits que chez nous, ce qui s’avère perturbant lorsque nous savons combien de boites de ceci ou de cela nous avons besoin pour le repas. Et parlons du thon ! On le trouve déjà assaisonné dans les conserves : curry, épicé, à différentes huiles et d’autres variétés improbables parmi lesquelles il est difficile de trouver la version «  in spring water ».

Certaines marques sont exportées jusqu’ici et d’autres pas. Pas de chance, mon dentifrice préféré est le Signal et on ne trouve que du Colgate parmi les marques locales. Les Kinder Bueno ne sont disponibles qu’en paquets de 3 maximum et il n’y a pas l’ombre d’un fossile de Dinosaurus.

Tu veux du Nurofen ? Ben prends-le ! Mais si, prends-le, j’te dis ! Le rayon juste est là.
Eh oui, ici, on peut trouver plein de médicaments au supermarché sans ordonnance ni contrôle d’un pharmacien. Antidouleurs, sirops pour la toux et autres libérateurs de sinus sont en libre-service.

-$0,04 sur l'un $0,04 sur l'autre : 
match nul... ROUND TWO !

La caissière sort plusieurs sacs en plastique et y pose nos courses… Mais… Mais… On avait nos propres sacs ! Tant pis, ce sera réutilisé.
« Cela fera 14,60$, s’il vous plait. » (je traduis, hein) Voilà, imaginez la transaction, billet de 20, je reçois le reste et le ticket, hop, et je vérifie ce dernier, comme d’habitude… pour remarquer que la somme réelle était de 14,56$ ! Une ligne justifie ce tour de passe-passe : « Rounding -$0,04 ». Conclusion : les pièces de moins de dix centimes n’existent pas, ils arrondissent et c’est à l’avantage du client jusque 5c inclus. Question existentielle : si on paie par carte bancaire, est-ce qu’ils arrondissent aussi ? La réponse est non, les paiements électroniques se font sur la somme exacte. La technique du radin ultime serait donc de payer cash jusqu'à 0.05 centimes et payer par carte au-delà.

En sortant, nous exposons une réflexion : le fond sonore du magasin était simplement de la musique, les affiches indiquaient les prix et les promotions… Mais aucune annonce audio, affiche publicitaire ou marque mise en avant ne sont venues gêner nos courses ! Visiblement, ce type de marketing est moins développé ici et tant mieux : on peut choisir plus librement nos consommations. Cette remarque est d’ailleurs valable dans toute la ville : ici, les panneaux géants promouvant telle ou telle grande marque semblent rares, voire inexistants.

Le Pak'n Save, équivalent kiwi de notre Colruyt.

Oh ! Et nous avons trouvé le « Colruyt » local, ici nommé « Pak’n Save ». Tout concorde : les conditionnements plus gros, les caisses en carton au-dessus des étagères, les prix bas, les caissières debout qui replacent vos articles dans un autre caddie, les recettes sur le site Internet… Testé, approuvé et adopté !